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Henri Louis Blanc,
une figure de résistance
(1900-1973)
Henri Blanc, mon grand père maternel, est né en 1900, il est le dernier d’une famille de sept enfants :
- Vincent l’aîné est resté paysan, il a eu trois enfants Arsène, René et Jeanne.
- Mélanie a épousé un paysan qui avait des terres, elle est restée à la campagne.
- Marie était cuisinière, elle habitait Dijon et a épousé René Roy, dont le fils devint directeur à EDF.
- Louise est morte à 90 ans, elle eut une fille Lucie, qui a eu 4 enfants.
- Arsène est mort à la guerre de 14, on n’a jamais retrouvé son corps, il était marié depuis un mois à une fille de Foulenay.
- Eugène a eu six enfants : Lucienne, Denise, Simone, Maryse, Michel (mort à 6 ans de la diphtérie) et Michelle (assistante sociale).
Henri Blanc est né à Frasnes, son père était militaire. En fait, Hyppolyte rêvait d’élever des chevaux comme il l’avait vu aux Amériques. Tout le monde se moquait de lui. Il se ruinait dans ces élevages et quand il n’avait plus le sou, il se réengageait. Il a fait trois fois sept ans de guerre dont la guerre du Mexique. Il décède en 1904.
Henri a quatre ans, il est le seul soutien de sa mère, Élisabeth. Henri a été élevé par le village, on l’appelait le petit Rico (Henri). La famille vivait dans une petite maison à Frasnes, il n’y avait qu’une grande pièce avec les bêtes à côté. Il était enfant de chœur (et buvait le vin de messe). Le curé s’occupait de lui.
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Il n’allait à l’école que trois mois par an, en hiver le reste du temps, il travaillait la terre. L’institutrice le prenait quand il était libre pour travailler le certificat. Et pour qu’il aille passer l’examen, elle lui offrit sa première paire de chaussure. Il a décroché ce diplôme à 13 ans.
Il n’a pas été appelé pour la guerre de 14-18 car il est soutien de famille. Plus tard, il fera néanmoins trois années de service militaire à Saumur et y décrochera un diplôme d’ajusteur.
À 14 ans, il devient bûcheron pendant quelques mois, mais refuse de travailler à Sainte Ylie, « chez les fous ». Il a travaillé chez un maréchal-ferrant et sera embauché Idéal Standard à Dole. Il vivait en pension chez sa sœur Louise.
Il rencontre Gabrielle, alors qu’elle n’a que 15 ans, Il attendra ses 19 ans pour la demander en mariage et l’épouser. Il voulait un emploi stable et des meubles.
Il entre dans les chemins de fer, à la Compagnie PLM comme chauffeur Il voulait conduire, aimait travailler en solitaire. Rapidement il devient mécanicien. Il pouvait épouser Gabrielle, il a pu acheter tout le mobilier : table armoire chambre à coucher
Mais, il lui faut une maison, une vraie, à lui. Il repère un terrain, à côté de la ligne de chemin de fer, emprunte un peu, achète une parcelle dans ce qui deviendra un quartier cheminot. Il construit de ses mains, avec un maçon italien une maison de quatre pièces. C’est la seule maison du quartier avec des WC à l’intérieur. Il y a une chambre pour les trois filles, une salle à manger, une cuisine et une chambre pour les parents, le tout avec un chauffage central au charbon. En 1936 il ajoute une pièce supplémentaire pour les filles avec terrasse et salle de bain.
Il travaille aux chemins de fer, mais cultive aussi son jardin. Il avait deux jours de repos par semaine, mais pas forcément à la maison. Il dormait dans des dortoirs. Il est bouilleur de cru. IL distille la prune et la mirabelle, relevée aux baies de genièvre jusqu’à ce qu’un voisin irascible, le père Haulet, dénonce les heures de distillation nocturnes et illégales…
Il est syndiqué à FO parce qu’il ne veut pas qu’on lui dicte ce qu’il a à dire ou faire. On le surnomme Tardieu à cause de sa grande gueule. En 36, il participe au défilé jusqu’à la Bourse. Il y laisse sa gourde métallique écrasée dans la manifestation. Une fois les congés payés obtenus et les revendications satisfaites, il appelle à la reprise du travail.
Pour ces premiers congés payés, la famille part à Genève et Vichy, où il y avait des sources chaudes. La mer ne lui disait rien « Il n’y a rien que des cailloux », disait-il. « On est allé à la mer de glace à Chamonix, se souvient Ginette, et l’on y a emmené la grande mère. »
En 36 toujours, pour la première fois, la famille dresse un sapin avec des jouets « du père Noël ». Ginette a reçu une poupée brune, Odile, une poupée blonde et Monique un baigneur, « Puis on leur a tricoté des vêtements, se souvient Ginette. Il avait dû être augmenté ».
Avant ce Noël de 36, le cadeau de Noël se résumait à une orange déposée dans le sabot.
En 38, se souvient Ginette, ma mère, on avait fêté le premier Noël avec un sapin.
La « drôle » de guerre ne s’était pas annoncée. Henri travaillait aux chemins de fer, et 1939, c’est sa meilleure année. Il est mécanicien à la compagnie des chemins de fer PLM. Il a construit la terrasse. Avec un maçon italien, il a creusé une cave pour faire une buanderie. La mémé, Gabrielle, était la seule du quartier à faire la lessive à l’intérieur, avec de l’eau chaude. La maison, qui était de pierre de taille blanche, est décorée d’un enduit qui alterne dans un décor géométrique le beige rosé, le grain rugueux du crépi brut et le bord des fenêtres de briques rouges. Il installe le chauffage central, au charbon.
Quand la guerre d’Espagne a rejeté en France des milliers de réfugiés, la famille Blanc a porté des vêtements pour bébés et des langes.
Lorsque la guerre est déclarée, Dole est aux premières loges. Des avions allemands survolaient Dole et tiraient. La grande distraction pour les enfants était de monter sur la terrasse pour regarder les batailles d’avions. Les sœurs, Odile et Ginette, tricotaient des gants et des passe-montagnes pour leur filleul de guerre.
Un jour, le pépé est rentré. Il dit : « Maintenant, ça y est » ! La guerre était déclarée. Les avions allemands avaient bombardé le port fluvial de Dole, sur le canal Rhin Rhône et l’usine des pâtes Lily de la famille Apothéloz était démolie. Un cheminot, Alain Giraude, était mort des suites d’un bombardement.
Les enfants vont alors à l’école, au collège de jeunes filles de Dole, dirigée par Mademoiselle Barbillon. Ginette était en 6°.
Été 40 : les Allemands occupent Dole. La kommandantur s’installe à l’hôtel Chandioux, place Grévy. Le quartier des Blanc, un quartier « cheminot », le lotissement Beauchard, construit en bordure de la ligne Dole Dijon, devait être évacué à Uriage. Beaucoup refusèrent. Henri Blanc ne tergiverse pas ; le refuge, c’est la Bresse, la famille là où les blancs sont cultivateur depuis le XVIIIe siècle. Il emmène femme et filles à Foulenay dans sa belle-famille, les Pélissard, Alexandre et Clémence. Chaque enfant portait sa petite valise. Le voyage en train se fera sans ticket. Henri freine sa locomotive dans la grande tranchée bordée d’acacias en bas de la maison ; les enfants et leur mère ont descendu le talus. Henri installe sa famille dans un wagon d’officiers français « décorés » qui fuient vers le sud de la France et qui ne peuvent rien dire contre leur mécanicien. Le train passe par Chaussin. Les Allemands bombardaient un autre train chargé de munitions. Les enfants fuient, changent de train et filent vers Chaumergy.
Le grand-père Pélissard avec son char et la Bichette attendaient à la gare. À Foulenay, se retrouvent toutes les familles venues de Paris et de la région. « On a recueilli un couple juif avec un enfant. Je me suis toujours demandé comment on a pu coucher tous ces gens-là », s’étonne encore Ginette.
Puis la situation se stabilise. Pour la rentrée, les deux petites, Odile et Monique reviennent à Dole avec leur mère. Ginette reste un peu plus longtemps à la campagne. Mais entre-temps, Dole et Foulenay sont séparés par la ligne de démarcation qui sépare la France en deux. (cf. Les livres du Commandant Rémy). Et la ligne de démarcation passait à Parcey, le long de la Loue, sur la route entre la capitale comtoise et la Bresse qui est dans la zone dite « libre ».
Ginette était de l’autre côté. Elle a tenté de passer mais elle fut refoulée. La communication était réduite à des cartes postales qui pour passer la censure, étaient pré-imprimées. On pouvait juste signer.
Henri a repris le travail aux chemins de fer. La famille Blanc a pu se rendre en visite à Foulenay.
Henri n’allait pas laisser son aînée à la campagne, privée de collège, donc d’éducation. Il imagine donc un stratagème qui va marcher. À la visite suivante, il passe le point de contrôle avec un groupe d’enfants qu’il emmène en visite à la campagne. Dans le lot des papiers fournis au contrôle, il glisse subrepticement une carte d’identité de plus ; celle de Ginette. Le soldat allemand n’y voit rien. Ginette n’aura plus qu’à revenir avec le groupe, exhiber sa bonne carte et reprendre sa scolarité au collège.
Henri Blanc travaille jusqu’en décembre 41. Il est alors dénoncé1. Au milieu de la nuit, trois policiers de Dole, des Français avec un grand manteau imperméable et un chapeau beiges, frappent à la porte. Ils perquisitionnent la maison, les chambres, le grenier, fouillent les papiers. Il y avait des lettres de Monique Lévy, une amie juive de Ginette, qui avait fui vers la Côte d’Azur. Ils n’ont pas trouvé ce qu’ils voulaient. Ils emmènent la mère, Gabrielle. « T’es assez grande » lâchent-ils à Ginette. « Tu vas garder tes sœurs ! ».
Elle rejoint en fait, Henri, qui avait été arrêté. Elle fut enfermée dans une cabane. Elle entendait les cris du pépé qui était battu. Henri est interrogé par la police française.
Le lendemain matin, ils les ont relâchés. « Le pépé » se souvient Ginette, « trempait ses pieds tuméfiés dans une bassine et elle se rinçait le visage ; il en riait ».
Henri Blanc n’était pas dans un réseau mais il passait des fausses cartes d’identité, du courrier à travers la ligne de démarcation. Il passait en particulier les cartes pour l’amie de Ginette, Monique Lévy réfugiée à Nice ou à Marseille.
En 1941, Henri est jugé pour un vol de planches. Il avait une grande gueule. Ils l’ont pris pour un communiste. En fait, les planches servaient à construire des caches dans le charbon et à passer des hommes ou du matériel à travers la ligne de démarcation ; un vol inavouable et inavoué. Le tribunal correctionnel de Dole n’en saura rien et il condamne le nommé Louis Blanc à la peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis et douze cents francs d’amende.
Stupéfait, Henri est mis à la porte des chemins de fer alors que c’était un des meilleurs mécaniciens du dépôt.
Il doit travailler pour les Allemands aux « annexes ». Il ramassait du foin. Il y avait là des réseaux, des jeunes. Il est en contact avec les FTP. Il a dû adhérer aux FFI. Il gagnait peu. La famille allait à Foulenay. Henri faisait son jardin et cultivait les légumes.
À l’été 43, les enfants Blanc n’ont plus de nouvelles de leur père. Il a faussé compagnie aux Allemands et gagne le maquis. Il aurait pu aller dans le Jura, mais il choisit la Bresse. En fait, il rejoint le maquis de Raymond Picard, le mari de Marcelle, le cousin germain de sa femme Gabrielle. Il y entre officiellement selon sa carte d’adhérent aux "Anciens du maquis et de la résistance de Louhans" le 18 août 1944, dans le groupe Condé.
Raymond Picard a fait partie du premier groupe sédentaire, de la première « sizaine » qui va former le maquis de Louhans.
En novembre 1942, le Capitaine de gendarmerie, Jean-Baptiste Faure dit « François » et Henri Vincent, le Capitaine Vic, organisent le premier maquis de Bresse ; celui de Louhans2 qui deviendra un cauchemar pour l’occupant allemand. L’effectif total atteindra 1 700 hommes réellement au maquis, sans compter les sédentaires repartis dans une douzaine de pelotons.
Quand Henri Blanc arrive au maquis, Raymond Picard vient d’organiser son groupe : le « groupe Renaud ». Il cantonne à la Chapelle Naude d’où il rayonne sur les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le groupe est divisé en trois équipes. Le groupe de « protection » est dirigé par Picard lui-même. Il couvre les opérations des autres groupes et les parachutages. Un groupe "PTT", assure la destruction des liaisons adverses, mais surtout la construction d’un vrai réseau parallèle de communication indépendant. Pour améliorer la liaison entre les pelotons, l’équipe PTT de Raymond Picard détourne les lignes civiles, utilise les vieilles lignes, installe un central à Ratte qui commande 12 postes différents. Au total, 212 kilomètres de réseau autonome sont établis. Les ordres du PC s’acheminaient ainsi rapidement et les convois allemands signalés à l’avance seront interceptés.
Troisième équipe : un groupe « destruction » dédié aux voies ferrées principalement. Ce groupe est commandé par l’Adjudant Désiré Robardet et par le Sergent Charles Lecollier. Henri Blanc (qui apparaît sous son second prénom de Louis, dans la liste établie par Raymond Picard, Sous-Lieutenant, le 16 septembre 1944) est un des six soldats d’une équipe restreinte complétée de deux chauffeurs.
La ligne de chemin de fer est une cible favorite du maquis. Il s’agit de couper la voie d’approvisionnement des convois allemands vers l’Italie, le Midi et l’Afrique du Nord.
La ligne Paris-Modane est une cible désignée par Londres comme prioritaire. De février 43 à juin 44, 72 attentats ont été commis sur les lignes Dijon Bourg et Chalon Dole. 45 ont pleinement réussi, 40 locomotives ont déraillé. Les saboteurs se servent de plastic anglais aux résultats aléatoires et peu maîtrisés. Mais surtout, ils procèdent par « détirefonnage » des rails.
À partir de juin 44, la ligne Paris-Modane est coupée presque journellement. Le travail est bien fait puisqu’Henri n’est pas le seul cheminot à avoir rejoint le maquis. Le « travail » « se professionnalise ». Dès la fin juin, les Allemands parcourent la ligne deux fois par jour avec un train blindé armé de redoutables canons de 77.
De cette vie dans un des maquis les plus importants du pays, Henri Blanc ne racontera presque rien. Tout juste dira-t-il : « J’étais content d’avoir un fusil ». Tous n’en avaient pas. En juin 44, le Capitaine Vic, compte 500 hommes, cinq ont un FM (Fusil Mitrailleur), 45 une mitraillette et 25 un fusil ; revanche modeste de celui qui fut torturé par la police française et expulsé des chemins de fer.
Il critiquera les jeunes qui ont tondu les femmes ou qui voulaient exécuter les prisonniers allemands. Il en a d’ailleurs défendu un : « Cet allemand avait des enfants comme moi. On s’est montré nos photos ».
À Dole, la famille vit tant bien que mal ces 15 mois d’absence.
Dole s’est libérée le 8 septembre. Les Américains, les résistants, les troupes françaises d’Outre-mer, ont défilé dans la Grande Rue. Les filles, Ginette et Monique sont descendues dans les rues, sont montées sur les chars et sont allées danser.
Henri revient à la maison peu après, avec les troupes qui contribuent à la Libération du Jura. Le 12 janvier 1945, la Cour d’appel de Besançon le blanchit de son délit de vol de planche dans des termes clairs :
Après en avoir délibéré conformément à la loi
Attendu qu’aux termes de l’Ordonnance du six juillet mil neuf cent quarante-trois, doivent être considérés comme légitimés tous les actes délictueux commis pour servir la cause de la résistance, celle de la libération ou des puissances alliées.
Attendu que tel est bien le cas du nommé BLANC Louis, qui, mécanicien de route à la S.N.C.F a dérobé une planche dans l’enceinte de la gare, de Dole, aux fins d’aménager le tender de sa locomotive, et lui permettre ainsi de procéder au passage de la ligne de démarcation à des prisonniers de guerre évadés ou à des réfractaires du travail obligatoire.
Que l’intention de BLANC était bien celle de lutter et de résister contre l’Allemagne en combattant dans la mesure de ses moyens, un gouvernement qu’il estimait favorable aux entreprises de l’ennemi.
Par ces motifs, la Cour, Chambre des Révisions prononce l’annulation avec toutes les conséquences de droit du Jugement rendu le seize décembre mil neuf cent quarante et un, par le tribunal correctionnel de Dole, qui a condamné le susnommé BLANC Louis à la peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis et douze cents francs d’amende.
Ainsi jugé par la Chambre des Révisions de la Cour d’Appel de Besançon, le douze janvier mil neuf cent quarante-cinq.
Il a été réintégré dans les chemins de fer. Il a repris sa 141P. Il était content de retrouver son métier. Il n’a jamais eu la médaille de la Résistance. On ne lui a jamais rétabli ses trois années d’exclusion dans ses droits à retraite.
La vie a repris. « On a récupéré les parachutes du maquis » raconte Ginette. « Et nous avons eu des blouses en toile de parachute ».
Bouilleur de cru, privilège hérité de sa mère3, il distille tous les ans des prunes et des prunelles.
Christian Apothéloz
Genève, Marseille
Octobre 2006-Janvier 2010
1 Dans une lettre à sa fille Catherine, Ginette raconte: "Mon père fut dénoncé (par un cheminot…) comme passant des « documents » et des prisonniers, réfractaires et même des juifs. Il ne faisait partie d’aucun réseau (because 3 petites filles et une femme un peu peureuse). Il ignorait donc tout ce qui lui a permis de ne rien dire même à coups de barre de fer sous les pieds. Une nuit, la milice a perquisitionné la maison (c’était toujours la nuit). On a emmené ma mère et un grand type m’a dit : « tu n’es plus un bébé. Tu peux rester seule avec tes sœurs ». Elles dormaient toutes les deux. Ma mère a eu le temps de me glisser à l’oreille : « Préviens Madame Pinaire ». J’ai laissé dormir les sœurs et je l’ai fait. C’est sans doute ce qui a sauvé mon père. Le lendemain avant de me rendre au lycée, il faisait tremper ses pieds dans une bassine et son visage était enflé. Ensuite, expulsé du « PLM » (c’était le nom de « l’époque »), il a travaillé pour les allemands aux « Annexes militaires », à sa façon. Il y avait constamment le feu et un réseau de résistance, très ténu à l’intérieur des casernes militaires. Ensuite, ils sont devenus très durs et il a pris le maquis et nous sommes restées seules dans la maison jusqu’à la libération ». retour
2 Toutes les informations sur le maquis de Louhans sont tirées du Livre de René Pacaut : Maquis dans la plaine, de la Saône au Danube avec les résistants bressans et les chasseurs du 2° BCP. (Quatrième édition 1981). retour
3 Le privilège de bouilleur de cru remonte à Napoléon lorsqu'il accorda un privilège d'exonération de taxes pour la distillation de 10 litres d'alcool pur ou pour 20 litres d'alcool à 50%. Ce privilège fut héréditaire jusqu'en 1960, où, pour tenter de limiter le fléau de l'alcoolisme dans les campagnes mais aussi sous la pression des lobbies de grands importateur d'alcool fort ou producteur français, le législateur en interdit désormais la transmission entre générations, seul le conjoint survivant pouvait en user jusqu'à sa propre mort, mais plus aucun descendant. (Wikipedia). retour
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