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200000 projets de recrutement en panne en PACA : que font les OF ?

par | 28 septembre 2025

Le Carif-Oref Provence-Alpes-Côte d’Azur publie son diag­nos­tic annuel sur les métiers en ten­sion, basé sur les der­nières don­nées dis­po­nibles. Il révèle que 75 % de l’emploi sala­rié régio­nal est concer­né par des dif­fi­cul­tés de recru­te­ment, avec 154 métiers en ten­sion et 200 000 pro­jets de recru­te­ment jugés dif­fi­ciles par les employeurs.

Des tensions structurelles dans des secteurs clés

Près de 1,07 mil­lion de sala­riés exercent un métier en ten­sion en PACA, répar­tis dans 20 domaines pro­fes­sion­nels. Les sec­teurs les plus tou­chés res­tent le Bâtiment et les Travaux Publics, la Santé et l’action sociale, ain­si que la Maintenance. Parmi les 308 150 deman­deurs d’emploi recher­chant un de ces métiers, on note une sur­re­pré­sen­ta­tion des hommes (54 %) et des pro­fils peu diplô­més (19 % sans diplôme, 32 % au niveau CAP-BEP).

53 métiers en tension depuis au moins dix ans

L’étude sou­ligne que 66 % des pro­jets de recru­te­ment sur ces métiers sont consi­dé­rés comme dif­fi­ciles par les employeurs. Parmi les 154 métiers en ten­sion, 53 le sont depuis au moins dix ans, et 61 sont com­muns à la plu­part des dépar­te­ments de la région (hors Alpes-de-Haute– Provence et Hautes-Alpes).

Quelles solutions en région ?

Ce diag­nos­tic pré­cise les leviers d’action pour les acteurs éco­no­miques, les pou­voirs publics et les orga­nismes de for­ma­tion (Les OF) . Il met en lumière l’urgence de ren­for­cer notam­ment les dis­po­si­tifs d’orientation, de for­ma­tion et d’accompagnement vers ces métiers, tout en amé­lio­rant leur attrac­ti­vi­té. Le Carif-Oref pré­co­nise une mobi­li­sa­tion col­lec­tive des entre­prises, des branches pro­fes­sion­nelles et des ins­ti­tu­tions pour :

  • • Développer des par­cours de for­ma­tion adap­tés aux besoins des sec­teurs en tension.
  • • Valoriser les métiers por­teurs auprès des jeunes et des deman­deurs d’emploi.
  • • Faciliter la recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle vers ces métiers, sin­gu­liè­re­ment pour les publics éloi­gnés de l’emploi.
  • • Accompagner les entre­prises dans l’évolution de leurs pra­tiques RH pour amé­lio­rer la marque employeur.

« Ces ten­sions ne sont pas une fata­li­té, mais un signal fort pour repen­ser notre approche de l’emploi et de la for­ma­tion », sou­lignent les char­gées d’études Fanny Bremond et Pauline Gay-Fragneaud.

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