Le Carif-Oref Provence-Alpes-Côte d’Azur publie son diagnostic annuel sur les métiers en tension, basé sur les dernières données disponibles. Il révèle que 75 % de l’emploi salarié régional est concerné par des difficultés de recrutement, avec 154 métiers en tension et 200 000 projets de recrutement jugés difficiles par les employeurs.
Des tensions structurelles dans des secteurs clés
Près de 1,07 million de salariés exercent un métier en tension en PACA, répartis dans 20 domaines professionnels. Les secteurs les plus touchés restent le Bâtiment et les Travaux Publics, la Santé et l’action sociale, ainsi que la Maintenance. Parmi les 308 150 demandeurs d’emploi recherchant un de ces métiers, on note une surreprésentation des hommes (54 %) et des profils peu diplômés (19 % sans diplôme, 32 % au niveau CAP-BEP).
53 métiers en tension depuis au moins dix ans
L’étude souligne que 66 % des projets de recrutement sur ces métiers sont considérés comme difficiles par les employeurs. Parmi les 154 métiers en tension, 53 le sont depuis au moins dix ans, et 61 sont communs à la plupart des départements de la région (hors Alpes-de-Haute– Provence et Hautes-Alpes).
Quelles solutions en région ?
Ce diagnostic précise les leviers d’action pour les acteurs économiques, les pouvoirs publics et les organismes de formation (Les OF) . Il met en lumière l’urgence de renforcer notamment les dispositifs d’orientation, de formation et d’accompagnement vers ces métiers, tout en améliorant leur attractivité. Le Carif-Oref préconise une mobilisation collective des entreprises, des branches professionnelles et des institutions pour :
- • Développer des parcours de formation adaptés aux besoins des secteurs en tension.
- • Valoriser les métiers porteurs auprès des jeunes et des demandeurs d’emploi.
- • Faciliter la reconversion professionnelle vers ces métiers, singulièrement pour les publics éloignés de l’emploi.
- • Accompagner les entreprises dans l’évolution de leurs pratiques RH pour améliorer la marque employeur.
« Ces tensions ne sont pas une fatalité, mais un signal fort pour repenser notre approche de l’emploi et de la formation », soulignent les chargées d’études Fanny Bremond et Pauline Gay-Fragneaud.
