Ego sum : la généalogie des Apothéloz

Les Apothéloz, une origine vaudoise

par | 1 janvier 2008

Les Apothéloz sont une très ancienne famille suisse. (Prononcer en Suisse Apotèle ou Apotélo). Beaucoup d’interprétations erro­nées sur l’origine du nom tombent à la lec­ture des archives qui sont main­te­nant en ligne ou édi­tées. Nous ne sommes ni grecs, ni Perdrisat.

Aux origines historiques des Apothéloz : les enfants de Jean (XIVe siècle)

Grec ? Car le nom évo­que­rait une souche médi­ter­ra­néenne à cause d’Apollon, cer­tai­ne­ment, ou d’une éty­mo­lo­gie qui ferait des “apo” “the­los”, des lan­ceurs de jave­lot ! Comme le “h” est appa­ru dans notre nom qu’au XIXe, cet hel­lé­nisme n’a aucun fon­de­ment.
Perdrisat ? “Apostello” serait un sur­nom iro­nique don­né à un cer­tain Jacques Perdrisat marié avant 1664. Tout ceci est sans fon­de­ment : ont vécu à Onnens des Perdrisat et des Apothéloz qui se sont unis, mais jamais confondus.

Les édi­tions Slatkine ont réédi­té en 1988 le Livre d’or des familles vau­doises qui est en fait un réper­toire com­men­té des familles “pos­sé­dant un droit de bour­geoi­sie dans le can­ton de Vaud au mois d’avril 1919″. C’est la réédi­tion d’un ouvrage savant et d’un tra­vail phé­no­mé­nal de 1923 conduit par Henri Delédevant et Marc Henrioud.
Les Apothéloz font par­tie des 1 415 familles qui ont une exis­tence de plus de cinq siècles dans le can­ton !
Qu’est-ce qu’un bour­geois au sens his­to­rique et hel­vé­tique ? C’est selon le Livre d’Or, un homme libre (par oppo­si­tion au serf main­mor­table et cor­véable à mer­ci) maître de sa per­sonne et de ses biens. La qua­li­té de bour­geois est liée à deux fac­teurs : la rési­dence dans la ville et le ser­ment prê­té au sei­gneur ayant accor­dé “une charte” à la ville et aux autres bour­geois. La bour­geoi­sie s’acquiert soit par la nais­sance, soit par une incor­po­ra­tion codi­fiée, gra­tuite ou contre finance. Les avan­tages peuvent être maté­riels comme l’usage de la forêt, la jouis­sance des pâtu­rages, le droit de vendre du vin, le par­tage des reve­nus propres de la com­mune, ou poli­tiques comme le droit d’accéder aux fonc­tions publiques.

Qu’en est-il des Apothéloz ?

Le Livre d’or recense quatre com­munes vau­doises qui ont accor­dé la bour­geoi­sie à des Apothéloz ou Apoteloz. Romairon et Onnens avant 1400, Concise sous Corcelles à par­tir de 1693 et Lutry avant 1508. Mais dans cette com­mune les Apothéloz ne sont plus pré­sents en 1919.

Une famille très présente aux environs de Grandson et Lavaux

Mais nous pou­vons aller plus loin, le can­ton de Vaud a judi­cieu­se­ment mis en ligne les archives com­mu­nales vau­doises d’avant 1961 sur un site remar­quable : www.panorama.vd.ch
Nos ancêtres n’avaient pas encore pris de “h” à leur nom. Les Apoteloz sont nom­més près d’une dizaine de fois avec un pre­mier acte daté de 1421. Il s’agit d’un “Abergement (une conces­sion) pas­sé par la com­mune de Villette, à Pierre dit Apoteloz Dauplex, fils de Jean Apoteloz, d’une mol­lie à “Praz Pellisson”. Si donc cet acte concerne le fils Pierre, en 1421, il est clair que le père, Jean est né avant 1400 et donc que les Apothéloz ont une pré­sence depuis le XIVe siècle dans ces dis­tricts de Grandson et Lavaux.

Plus tard semble-t-il, ils furent admis dans les bour­geoi­sies de Lützelflüh, de Genève, de Colombier, de Neuchâtel, de Peseux. Un rameau de la branche d’Onnens (VD) a fait souche à Fribourg sous la forme Apostello, Appothel, ger­ma­ni­sée en Apentel et enfin Appenthel. Pierre Apostello est men­tion­né en 1551 comme bour­geois de Fribourg. Cette branche, plu­tôt catho­lique, – Josse Appenthel, doc­teur en théo­lo­gie, fut curé de Tavel de 1676 à 1708, Pierre Joseph Appenthel (1736–1807), fut rec­teur de Notre-Dame de 1758 à 1807 – s’est éteinte en 1903 au Mexique, avec Adolphe Frédéric Appenthel (1872–1903).
Les Apothéloz romans sont géné­ra­le­ment de souche refor­mée, à l’époque, la qua­li­té de bour­geois pou­vait, dans les can­tons cal­vi­nistes comme Vaud ou Neuchâtel, se perdre en cas de “fai­blesse” pour le camp catho­lique romain !
Aujourd’hui, les Apothéloz sont pré­sents à Neuchâtel, à Lausanne, à Genève, à Bâle ou Zurich. Leur com­mune d’origine est sou­vent Onnens où vit tou­jours une famille Apothéloz, une famille de vigne­rons très enra­ci­née au pays.
Les Apothéloz ont émi­gré, comme mes grands parents vers la France : en Franche Comté, à Dole et à Besançon, dans la région Rhône Alpes et en région pari­sienne.
Le nom est pré­sent au Canada, en Amérique latine, et des recherches généa­lo­giques ont mis à jour des Apothéloz en Australie.

Répartition des familles Apothéloz en Suisse

En 1999, on estime à envi­ron 135 foyers Apothéloz ins­tal­lés en Suisse.

Armoiries

De gueules à une croix d’or dont le pied fen­du en che­vron repose sur trois cou­peaux de sinople, le som­met de la croix en forme de fer de flèche, l’extrémité des bras cram­pon­née, le tout can­ton­né de quatre étoiles d’or.

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