Ego sum : le protestant

Marseille : Quizz, connaissez-vous vous votre temple ?

par | 4 avril 2006

temple protestant Grignan marseille
Le Temple pro­tes­tant rue Grignan à Marseille.

Construit dans une des rues les plus passantes de la Cité phocéenne, notre Temple est issu d’une longue histoire.

En connaissez-vous quelques étapes ? 

1/ Au temps de l’Édit de Nantes, les pro­tes­tants marseillais…
 Avaient pignon sur rue et célé­braient la foi réfor­mée dans une église aujourd’hui détruite.
 Pratiquaient le culte fami­lial et devaient se cacher.
 N’avaient le droit de se réunir pour le culte qu’hors la ville, à Velaux.

2/ Le ter­rain sur lequel a été construit le temple était occu­pé par…
 Une bastide.
 Un ter­rain vague.
 Une mai­son particulière.
 L’Hôtel Payen.
 Le pre­mier marégraphe.

3/ Les tra­vaux de construction…
 Ont été menés en 14 mois.
 Ont duré 8 années à cause du manque de dons.
 Ont été inter­rom­pus suite à des pres­sions politico-religieuses.

4/ Le Temple a été construit par Michel-Robert Penchaud, archi­tecte de la ville et du dépar­te­ment. Il a construit d’autres édi­fices dans la ville, lesquels ?
 Le Lycée Montgrand.
 La Cité radieuse.
 La Porte d’Aix (Arc de triomphe).
 L’Hôpital Caroline au Frioul.
 L’Hôtel-dieu.

5/ En dehors de Marseille, Michel-Robert Penchaud a construit deux édi­fices impor­tants lesquels ?
 Le Temple de Lourmarin.
 Le Château du Tholonet.
 Le Palais de jus­tice d’Aix-en-Provence.
 La Gare de La Ciotat.
 Le Théâtre d’Arles.

6/ Le temple compte à l’intérieur une série de colonnes. Combien ?
 6
 8
 12
 20

7/ À la fin du XIX° siècle notre temple a été res­tau­ré et com­plé­té par
Henry Espérandieu. C’était un architecte…
 Catholique.
 Franc-maçon.
 Réformé.
 Melkite.
 Quaker.

8/ Il a construit d’autres édi­fices dans la cité pho­céenne. Lesquels ?
 Le Pont transbordeur.
 Notre Dame de la Garde.
 Le Palais Longchamp.
 L’École des Beaux-arts.
 La Mairie.
 La Vieille charité.

9/ D’après vous le Temple est une propriété…

 De la ville de Marseille.
 De M. de Grignan.
 De l’État.
 De l’Eglise réformée.,
 Du département.
 De Raymond Dodré.

10/ Le Temple s’appelle Temple de Grignan…
 Parce le Comte de Grignan fut un bien­fai­teur des protestants.
 Parce que le pre­mier pas­teur était un Grignan.
 Parce qu’il est au 15, rue Grignan.

1/ Le Conseil muni­ci­pal de la ville avait refu­sé le libre exer­cice du culte réfor­mé. Le refus du Parlement d’Aix date du 11 août 1600. Mais si le culte était inter­dit en ville, les Protestants pou­vaient se réunir libre­ment à Velaux où se trou­vait le Temple et où rési­daient les pas­teurs de 1600 à 1685.

2/ Le temple a été construit à l’emplacement de l’hôtel Payen, négo­ciant guillo­ti­né sous la Révolution, c’était l’ancien hôtel de Foresta-Collonge, rési­dence du comte de Grignan.

3/ Le Temple a été construit en qua­torze mois à par­tir de novembre 1824. Il témoigne du dyna­misme de la com­mu­nau­té pro­tes­tante mar­seillaise au XIXe siècle. Il fut inau­gu­ré le 9 octobre 1825.

4/ Michel-Robert Penchaud est né en 1772 et mort en 1833, il a construit l’arc de Triomphe de la Porte d’Aix et l’Hôpital Caroline.
Arc de triomphe : en 1784, les éche­vins pro­je­tèrent de construire un arc de triomphe à l’entrée de la ville pour com­mé­mo­rer la guerre d’indépendance d’Amérique. Ce pro­jet fut aban­don­né, puis repris en 1823. Il s’agissait alors de célé­brer les faits glo­rieux accom­plis par l’armée des Bourbons en Espagne. S’inspirant de celui de Titus, à Rome, il est l’un des plus impo­sants des monu­ments com­mé­mo­ra­tifs de Marseille. La pre­mière pierre fut posée le 6 novembre 1825 par le maire de Marseille, le Marquis de Montgrand. et on l’inaugura en grande pompe le 1er mai 1839. Il est aujourd­hui dédié à la République !
Hôpi­tal Caroline : En 1822, un éta­blis­se­ment sani­taire est com­man­dé à Michel-Robert Penchaud. Il sera le concep­teur de l’Hôpital Caroline, inau­gu­ré en 1828, nom­mé Caroline en hom­mage à Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, prin­cesse des Deux- Siciles, épouse du Duc de Berry. L’Hôpital Caroline peut être consi­dé­ré comme le chef‑d’œuvre de Penchaud car il y réa­lise une syn­thèse archi­tec­tu­rale de plus de mille ans d’histoire de l’architecture, un bâti­ment émi­nem­ment poli­tique : “Un laza­ret uni­ver­sel… Un lieu d’asile acces­sible en temps de paix comme en temps de guerre, en cas de conta­gion, aux marins de toutes les nations, un éta­blis­se­ment reli­gieux, civil et poli­tique à la fois.”

5/ Le temple de Lourmarin a fait appel au Marseillais Michel Robert Penchaud, archi­tecte de la ville de Marseille et du dépar­te­ment des Bouches-du-Rhône. C’est lui qui aurait éta­bli vers 1805, les plans du futur temple, dont un entre­pre­neur du pays réa­li­se­ra l’exécution des tra­vaux.
Michel Robert Penchaud a été appe­lé pour finir le palais de jus­tice et la pri­son d’Aix-en-Provence construits sur les plans de Nicolas Ledoux (seules les fon­da­tions avaient été achevées).

6/ Le Temple est un édi­fice néo­clas­sique avec façade à colonnes de style antique et fron­ton tri­an­gu­laire avec un espace inté­rieur ryth­mé de 12 colonnes. L’intérieur est de plan basi­li­cal fer­mé par une abside, deux gale­ries super­po­sées ouvrent de part et d’autre sur la nef par une colon­nade dorique. Le pla­fond plat à cais­sons ménage un éclai­rage zéni­thal dans la par­tie centrale.

7/ Henry Espérandieu est né en 1829 à Nîmes, fils d’une famille protestante.

8/ Le 30 décembre 1852, le conseil d’administration de la basi­lique choi­sit le pro­jet Vaudoyer, le pro­jet néo­by­zan­tin conçu par Henry Espérandieu, le Protestant. Le 8 sep­tembre 1853, il est à côté de Mgr Mazenod pour la pose de la pre­mière pierre. En 1854 il est ins­pec­teur de la nou­velle cathé­drale de la Major. En 1856 il réa­lise la colonne de l’Immaculée Conception du Bd Gazzino, puis le palais Longchamp en 1861. Cette même année il se voit confier la tâche d’architecte du gou­ver­ne­ment pour la construc­tion du palais du Pharo (rési­dence impé­riale). En 1864, il a en charge la réa­li­sa­tion du Palais des Arts. Enfin, en 1867 il est nom­mé archi­tecte en chef de la ville de Marseille. En 1874, il décède d’un acci­dent car­diaque sans avoir vu la fin des tra­vaux de la Bonne mère.

9/ Le temple appar­tient à notre église réfor­mée qui en a la charge, même si les col­lec­ti­vi­tés locales apportent un sou­tien consé­quent. Il reste à notre paroisse des frais d’entretiens, de res­tau­ra­tion par­ti­cu­liè­re­ment, pour tout ce qui est clas­sé non direc­te­ment cultuel.

10/ Monsieur de Grignan, le comte, fut un adver­saire réso­lu des Protestants. Il inven­ta un pro­cé­dé pour qu’ils ne reviennent pas dans les mai­sons dont ils avaient été expul­sés : il fai­sait démon­ter portes et fenêtres. Dans le Lubéron, les dra­gons du comte de Grignan ont rai­son des réfor­més réunis autour des vil­lages de Lacoste, Mérindol, Lourmarin, Joucas, Cabrières, anciens fiefs vau­dois. Les dra­gons du Comte de Grignan, gendre de la mar­quise de Sévigné, pro­vo­quèrent, ou l’apostasie des lèvres, ou la fuite pleine de périls. Ceux qui n’échappaient pas par ces deux ave­nues abou­tis­saient aux galères ou à la réclu­sion. Il expul­sa aus­si les juifs d’Orange. Par maso­chisme sans doute, son nom est celui dune paroisse…

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