Le journaliste : déblog'notes

1 487 Indiens, soldats de la guerre de 1914–1918 enterrés à Mazargues

par | 13 février 2025

Ils sont les oubliés des com­mé­mo­ra­tions pho­céennes. Pendant le Guerre de 14/18, la cou­ronne bri­tan­nique envoya au front des sol­dats mobi­li­sés en Indes. Près de 100 000 sol­dats et offi­ciers ori­gi­naires du sous-continent indien ont com­bat­tu sur le ter­ri­toire fran­çais aux côtés des alliés. L’association Les Comptoirs de l’Inde fait revivre cette page d’histoire enfouie.

Le rôle de ces sol­dats a été notam­ment très impor­tant dans les com­bats qui se sont dérou­lés dans les dépar­te­ments du Nord et du Pas-de-Calais. Le corps d’armée indien débarque en France le 26 sep­tembre 1914 à Marseille et séjourne au parc Borély, sur l’Hippodrome, à la Valentine et à la Barasse… avant d’être ache­mi­né en train jusqu’à Saint-Omer, où il arrive le 26 octobre.

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De 1914 à 1918 des camps s’installent donc à Borély, à la Valentine et la Barrasse. Un cam­pe­ment s’installe notam­ment le long de l’actuel bou­le­vard Sainte-Anne appe­lé à cette période « bou­le­vard du Camp des Hindous ». Il devient un sujet de pro­me­nade pour la popu­la­tion qui vient voir les sol­dats de l’armée bri­tan­nique des Indes avec ses lan­ciers du Bengale et ses sikhs entur­ban­nés. Ces troupes sont ravi­taillées par la Joliette en chèvres pour les sol­dats ne man­geant pas de porc et des mil­liers de bar­riques d’eau du Gange sont envoyées pour les ablu­tions rituelles des bouddhistes !

Ces sol­dats indiens, qui n’étaient pas pré­pa­rés à ce type de guerre sous un cli­mat froid et sur un ter­rain incon­nu, vont livrer des com­bats achar­nés. Près de 10 000 sol­dats indiens seront tués en France durant la guerre 14–18. 994 hin­dous seront enter­rés à Marseille au Cimetière mili­taire bri­tan­nique de Mazargues. Ce cime­tière bri­tan­nique est admi­nis­tré par la Commonwealth war grave com­mis­sion basée en Grande-Bretagne et fon­dée grâce aux pays du Commonwealth. Il regroupe 1 765 tombes, dont 1 487 cor­res­pondent à des morts de la guerre de 1914–1918, 267 à la guerre de 1939–1945 et 11 à des avia­teurs qui se sont écra­sés dans les col­lines de Marseilleveyre, près de Marseille, alors qu’ils reve­naient d’Italie après la fin de la guerre.

Rédigé pour Gomet’ et publié le 10 février 2025

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