Le journaliste : portraits

Alain Fourest, militant des quartiers est décédé

par | 09 mars 2025

Alain Fourest est décé­dé same­di 1er mars, à l’âge de 86 ans, ses obsèques ont eu lieu ven­dre­di 7 mars à Marseille. Ancien du col­lège de Provence, il fait HEC devient éco­no­miste et urba­niste, il fait par­tie de ceux qui à l’époque gaul­liste défrichent « l’aménagement du ter­ri­toire ». Il sera direc­teur d’une socié­té d’aménagement à Chambéry puis à Lyon. Il fait par­tie avec le futur maire de Grenoble Hubert Dubedout des GAM, les Groupes d’action muni­ci­pale. Il arrive à Marseille en 1971 pour la mise en place de l’opération indus­trielle de Fos qui venait d’être déci­dée par Jérôme Monod et Xavier Guichard…

En 1974, la décen­tra­li­sa­tion fait ses pre­miers pas avec la créa­tion de l’Établissement public régio­nal avec autour de Gaston Defferre une équipe d’intellectuels qui recrutent un jeune char­gé de mis­sion Loïc Fauchon.

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Alain Fourest DR 

Avec l’arrivée de la gauche au pou­voir, il fait par­tie en 1982 de l’équipe qui avec Michel Delebarre à Matignon pose les jalons de ce qui devient la « poli­tique de la ville ». Aux côtés de Pierre Mauroy, il est Secrétaire géné­ral de la com­mis­sion natio­nale pour le déve­lop­pe­ment social des quartiers.

À Marseille il par­ti­cipe à la mise en place de cette poli­tique de la ville, puis devient consul­tant. En 1994 il publie aux édi­tions de l’Aube ses Chroniques de la ville ordinaire.

Engagé à gauche, d’abord à l’Unef, au Ceres, aux Gam, puis aux côtés de Philippe San Marco, il ne pos­tu­le­ra aucun man­dat élec­tif, mais pré­si­de­ra la Ligue des droits de l’homme.

Dans les années quatre-vingt-dix, il s’engage pour la com­mu­nau­té des gens du voyage, il fonde et pré­side Rencontres tzi­ganes.

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