Portraits

Janvier 1997 : Le Figaro Economie

André Einaudi, le bonheur communicatif

André Einaudi

André Einaudi a le bonheur communicatif. À 41 ans, il pourrait légitimement adopter le profil du grand patron débordé et inaccessible : Ortec affiche aujourd’hui 1,5 milliard de chiffres d’affaires avec 1 600 salariés dans les métiers de l’environnement, et de la maintenance. André Einaudi garde les pieds sur terre. Fils d’un vigneron varois, il a le respect du travail et la conscience de la fragilité des succès économiques. Il commence sa carrière avec un diplôme d’ingénieur des arts et métiers et un diplôme de management de l’IAE. Il entre en 1979 chez Onet, leader français du nettoyage dont il dirige la branche industrie, Sogenet. Il développe ces activités et atteint le milliard de chiffre d’affaires en 1990. Les familles Reignier et Fabre, propriétaires d’Onet estiment alors que cette excroissance atypique, qui a des gros besoins d’investissement doit être cédée. André Einaudi refuse la vente par appartements. Convaincu par ses propres business plans destinés aux repreneurs, il monte un LMBO avec 10 cadres. 1992: Le montage est bouclé et Ortec prend son indépendance. Il faudra quatre ans pour digérer et assainir. Ortec cède des participations non stratégiques, structure ses interventions, et s’aventure vers de nouveaux métiers comme l’outsourcing, la délégation de production. En 1996, la société réduite à 750 MF de CA, désendettée, est prête pour la croissance externe. André Einaudi préparait ce coup depuis des années : il reprend Friedlander, une société de taille identique et aux métiers voisins. Mais l’homme a le souci de fusionner sans casse. “Quand on ne croit plus au développement d’une activité dans notre groupe, nous faisons en sorte que l’emploi soit préservé, nous cherchons des repreneurs. “Ortec vient ainsi de céder des activités de levage à deux sociétés familiales à Toulouse et Rouen. “Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions”, répète ce patron tonique, qui fait sien ce programme électoral d’un chef d’état africain: “Le bonheur pour tous”.

Christian Apothéloz


> Août 2002. Frédéric Chevalier, créateur de High Co.

> Janvier 2002. Juif, arabe, français…, rencontre avec Gilbert Benayoun : "Toucher les cœurs autant que la raison"

> Avril 2001. Robert Sarkissian : "Mes paroissiens, Chiites, sunnites, Druzes, maronites, orthodoxes… et protestants.

> Février 2001. Jean Kéhayan : Sauvés par les missionnaires américains…

> Avril 1998. L’homme de l’année, coup de cœur Maurice Genoyer.

> Avril 1998. Marc Pouzet, PDG de Marius Bernard, met en conserve la Provence.

> Mars 1997. Jacques Pfister, PDG d'Orangina France.

> André Einaudi, PDG d’Ortec, entrepreneur de l'année du Nouvel économiste 1997.

> Janvier 1997. André Einaudi, le bonheur communicatif.

> Février 1995. Financier de l'année, Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse d'épargne Provence Alpes Corse.

> Juin 1993. Georges et Jean-Claude Antoun : New Hôtel, la petit chaîne qui monte.

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